Du 7 au 9 avril 2026, le Centre de Documentation et d’Information Géographique (CDIG) a accueilli une formation sur l’utilisation des drones, organisée dans le cadre du Projet ResEau Phase III. Cet événement marque une étape importante dans le renforcement des capacités du CDIG en matière de télédétection, de cartographie et de SIG au Tchad.
Contexte : pourquoi intégrer le drone au CDIG ?
Dans un pays aux vastes étendues comme le Tchad, l’accès rapide à des données spatiales fiables est un enjeu stratégique pour la gestion des ressources en eau, la surveillance environnementale et la cartographie de terrain. Le projet ResEau III a identifié le drone comme un outil complémentaire indispensable aux méthodes classiques de topographie et aux données satellitaires existantes.
Le drone permet notamment d’intervenir sur des zones difficiles d’accès, d’acquérir des images à très haute résolution sur des zones ciblées et de produire rapidement des livrables cartographiques exploitables sur le terrain.
Dans ce contexte, une formation aux généralités sur les drones a été organisée au profit des agents et cadres du CDIG. L’objectif principal était de familiariser les participants avec cet outil technologique, en plein essor dans les domaines de la cartographie, de la télédétection et de la surveillance environnementale.
Le formateur M. Frederic Dumont a procédé, en amont, à la vérification technique du drone DJI Phantom 4 et de ses accessoires, ainsi qu’à une réunion de cadrage avec les responsables du CDIG. Les modules de formation ont été adaptés au niveau réel des participants afin de garantir une pédagogie progressive et orientée mission.
Déroulement de la formation
La formation a combiné des sessions théoriques et des exercices pratiques sur le terrain. Le cursus a couvert la réglementation et la sécurité aérienne, la mise en œuvre technique du vecteur drone, l’acquisition d’images et de données, ainsi que les bases du traitement et de la restitution cartographique.
Des vols encadrés ont permis aux participants de s’initier au pilotage de base et à la planification de missions simples. Une attention particulière a été portée aux procédures de sécurité : checklists, gestion des batteries et procédures de retour automatique (RTH). L’introduction aux principes de traitement des données et à la production de livrables cartographiques a complété ce programme.
Résultats et montée en compétence
Malgré un niveau initial hétérogène, les participants ont acquis les bases essentielles de mise en œuvre du système drone. Les procédures de sécurité ont été comprises et correctement appliquées, et une première autonomie sur des missions simples encadrées est d’ores et déjà observable.
Le drone DJI Phantom 4 s’avère particulièrement pertinent pour les missions du CDIG : acquisition rapide de données sur des zones ciblées, intervention sur des zones difficiles d’accès, validation d’informations terrain, et production de visuels cartographiques exploitables à court terme pour alimenter les bases de données SIG du Centre.
Il est néanmoins souligné que les stagiaires nécessiteront de la pratique régulière, une consolidation des automatismes et un accompagnement progressif pour atteindre une pleine autonomie opérationnelle.
Perspectives et recommandations
À l’issue de la formation, plusieurs recommandations ont été formulées pour pérenniser cette nouvelle capacité au sein du CDIG. Sur le plan de l’équipement, il est conseillé d’acquérir des batteries supplémentaires, des moyens de stockage adaptés et des accessoires de sécurité, ainsi que d’envisager des solutions logicielles de traitement compatibles avec les activités SIG du Centre.
En matière d’organisation, la mise en place d’un binôme pilote/chef de mission, la formalisation des types de missions (prise de vue, inspection, validation terrain) et le développement de checklists standardisées sont préconisés. Des séances d’entraînement régulières et l’identification de référents internes au CDIG permettront d’ancrer durablement cette compétence.
Un accompagnement complémentaire et une montée en gamme progressive des capacités pourraient faire l’objet d’une collaboration future dans le cadre du Projet ResEau Phase III, en fonction des besoins identifiés.